HARD KNOX: Released at Last (1986/2017)


Originaire de l’Illinois, ce groupe était composé de cinq membres (deux guitaristes, un bassiste, un batteur et un harmoniciste). De leurs efforts, il ne reste que ce disque unique, sorti en 1986, qui laisse entrevoir un certain potentiel. Le premier morceau, « Trouble shooter », s’oriente vers un style légèrement teinté de Molly Hatchet avec une rythmique et un tempo médium qui rappellent « The creeper ». La slide sonne bien sudiste mais le solo de six-cordes se situe à la limite du hard. « Hear what I say » débute par une intro à la tierce avec la basse qui rejoint les deux guitares. Le solo « killer » se rapproche également du hard rock. « Hobo Jimmy » tape bien avec un solo d’harmonica et un clin d’œil sympathique à la fin (l’harmo et la batterie imitent un train qui démarre). « Legend of Bobby Joe » est le titre le plus sudiste de l’album. La rythmique mélange Lynyrd Skynyrd (« Searching », par exemple) et le 38 Special des débuts. On a droit à un méchant solo de gratte, une bonne slide et un final accéléré pour un duel de guitares. La ballade « Hard knox » évoque sans détours « The rambler » de Molly Hatchet (couplets lents, refrains plus remuants et solo final costaud). « Wild man eyes » s’apparente franchement au hard rock tandis que « Shot down in cold love » se teinte de rock FM mélodique avec un superbe solo de gratte. La ballade  Leaving » offre un cocktail de « Southern rock » et de hard puis le tempo s’accélère pour un solo endiablé. Pour finir, les deux derniers morceaux empruntent largement au style des deux premiers disques de 38 Special : du bon rock (« Brother Jack ») et du southern boogie (« Hotel honeys »). La musique de Hard Knox laissait donc transparaître des influences « Southern rock » (Molly Hatchet, 38 Special) avec une légère tendance hard rock. Curieusement, ce « Released at last » se caractérise par une prise de son très FM, notamment la batterie (année 1986 oblige), mais aussi par un manque de basses et un son trop compact (sans doute à cause du mixage d’origine). Encore un album relativement honnête qui n’a pas connu la gloire et qui a fini sur l’étagère aux souvenirs.
Olivier Aubry